Le nouveau manuel de la langue amazighe de Sadeq Bendali

Dans le souci de sauver la langue amazighe de la mort qui la guette, à l’instar de beaucoup d’autres langue qui sont de moins en moins employées et enseignées, bien de chercheurs, des universitaires et des enseignants mettent à la disposition des étudiants et autres apprenants des ouvrages, bien souvent édités à leur propre compte.

Le HCA a édité ces derniers mois un ouvrage de Sadeq Bendali, intitulé Awfus amaynut n tutlayt tamazight (le nouveau manuel de la langue amazighe).

Cet ouvrage sans doute inspiré de Tajerrumt n tmazight de feu Mouloud Mammeri, propose différentes méthodes d’analyse : grammaticale, littéraire et logique, l’on y trouve des définitions et des règles soutenues par des exemples clairs et diversifiés ainsi que des tableaux explicatifs pour une meilleure assimilation. L’étude a été présentée en tamazight avec une terminologie en français pour un meilleur profit.

Cette étude comporte onze chapitres : Le nom et l’adjectif qualificatif (isem d yeglem) ; le verbe et sa conjugaison (amyag ; la dérivation (asuddem), les pronoms (inqimen) ; les propositions, conjonctions et adverbes (tinzagh, tisghunin, imerna) ; les nombres et leurs dérivés (indhanen d isuddimen-nnsen) ; la ponctuation (asenqed), fonctions nominales (tiwuriwin n yisem) ; la phrase et la proposition (tafyirt d usumar) ; et l’analyse (tasledht).

L’auteur écrit dans l’avant-propos : “Vous qui vous préoccupez de votre niveau, sur le plan linguistique, que vous soyez apprenant enseignant ou simplement intéressés par la langue des Hommes libres, notre souhait est d’essayer de répondre modestement à votre noble désir”.

“A cet effet, pour l’approfondissement de vos connaissances, ce livre se veut un moyen idéal. Par souci d’un large profit, nous avons recouru à l’usage du français. Des explications et des équivalents des mots relevant du lexique grammatical y sont donnés, dans cette langue…”

En conclusion, et dans le but de tenter de mettre tamazight sur la voie de celles qui sortent leurs têtes de l’eau et de l’oubli, nul ouvrage n’est en trop, plutôt toute création est la bienvenue. Et quand on connaît le monde de l’édition, particulièrement dans la langue de Mohya, on ne peut que saluer toute initiative similaire.

Salem Amrane

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